REGNAUT Caroline

Caroline REGNAUT est une artiste textile: sculptures et tableaux en cravates

Née en 1960 à Paris, elle a commencé à composer avec des cravates il y a plus de vingt-cinq ans. Elle s’y consacre toujours et expose ses œuvres originales depuis 2013.

Coudre et écrire sont toujours allé de pair, depuis son enfance. Auteur d’une œuvre d’enfant, écrite de 11 à 27 ans, elle est éditrice de son métier. Après vingt ans consacrés au chant lyrique, elle a recommencé à écrire des essais de littérature et d’herméneutique, puis elle a repris l’assemblage de cravates.

Elle est devenue artiste en 2012 à la suite d’un accident qui l’a immobilisée pendant deux semaines. Elle s’est mise à composer des sujets avec les cravates puis à coudre toute la journée. Cela a changé sa vie : de secondaire, cette passion est devenue l’essentiel. Depuis sa première expo en 2013, à l’espace France Patchwork à Paris, elle a continué à exposer ses travaux, en arrivant même, en février 2016 à exposer  au Salon international d’art contemporain Art3f à Paris.

Utiliser la cravate comme instrument de peinture, sans la couper, pour l’amour de la cravate elle-même, et pas seulement pour son matériau, c’est la revaloriser, lui donner un nouveau sens, un supplément d’âme. Elle devient le symbole de la parole créatrice, par sa finesse toute calligraphique. Autodidacte, son œuvre a pour vocation d’illustrer le concept de pensée symbolique. C’est pourquoi elle est avant tout figurative, car la pensée symbolique passe par les objets concrets qui nous entourent. Même ses toiles qui paraissent abstraites (ADN par exemple) sont des représentations facilement reconnaissables.

L’artiste travaille exclusivement la cravate, sous toutes ses formes (nœud papillon, baby…), y compris les accessoires (passe-pans, marques, rubans des nœuds papillons…), en mélangeant les matières (soie, laine, coton, polyester, cuir, etc.).

« Étant autodidacte, je n’ai pas cette culture qui me permettrait de me situer par rapport à des courants artistiques. C’est sans doute un manque, mais cette singularité me préserve de toute interférence. Je préfère rester concentrée sur mon art, que je suis la seule à pratiquer ».

Ayant créé un  art nouveau, elle en invente les règles et les techniques en innovant à chaque œuvre. La cravate est l’art du pli. Elle permet des développements infinis, grâce à sa nature : sa triple épaisseur, son biais et sa finesse lui confèrent une souplesse et une tenue exceptionnelles.Les thèmes traités sont issus de la mythologie (Babel, Isis). Les Métamorphoses d’Ovide lui fournissent nombre d’idées intéressantes. Les sujets sont concrets pour évoquer le sens symbolique : un arbre (la résurrection), des comètes (la pensée), un livre (le sens), une fleur (la musique), des papillons (la mort), etc.

Caroline affirme que rien ne la détournera de la cravate, pour elle une mine inépuisable d’idées, mais qu’il est possible également d’explorer des matériaux associés, par exemple le bois. Il est déjà présent dans la sculpture Daphné : de vraies branches sont glissées dans les cravates. De même, le fil de fer est l’armature de ses sculptures. « Rien n’empêche de laisser apparaître la structure, à l’occasion d’un travail. Tout est possible ».

L’artiste vive et travaille à Orsay dans l’ Essonne.

Pour plus d’informations, le site de l’artiste :  www.toiles-et-poemes.com

Quelques œuvres de l’artiste :

 

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